Bloc Québécois

Les jeunes contrevenants ont plus besoin de programmes sociaux que des barreaux d’une cellule!

29 septembre 2008

À titre d’avocate, j’ai été appelée à représenter des prévenus issus de milieux sociaux-économiques désavantagés. Quiconque a vécu l’expérience de se rendre derrière les murs de Bordeaux, de Rivière des Prairies ou de Tanguay comprend que ce n’est pas un endroit pour envoyer des mineurs.

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Quiconque a été témoin de l’ambiance solennelle du tribunal, dans laquelle se conjuguent les émotions, le non-verbal, le regard des juges, le ton et le timbre de la voix, des prévenus, des témoins, des parents, des alliés, des amis présents dans les salles du Palais de Justice, de la Cour Municipale ou du Tribunal de la Jeunesse comprennent l’importance et la réticence tant des juges, procureurs comme avocats de la défense de laisser des gens en détention préventive ou d’imposer une peine d’emprisonnement en cas de culpabilité lorsqu’on connaît le contexte du vécu et l’historique des prévenus et ou accusés.

La vue d’hommes ou de femmes remplis d’énergie confinés à des cellules au lieu d’étudier, de travailler, de mener leurs enfants à l’école et de contribuer à l’avancement de la société, est dure. Ces personnes pourraient être nos filles, nos fils, ceux de nos voisins, des membres de notre famille, des enfants de nos amis, personne n’est à l’abri d’un écart de conduite.

Au Québec où l’on met d’avantage l’emphase sur la prévention et la réhabilitation des contrevenants, une approche qui fait en sorte que le Québec a un taux de récidive la moitié moins élevé que le Canada. Un modèle qui fait d’ailleurs l’unanimité chez les experts du monde entier, on aime à penser que les peines d’emprisonnement sont une mesure de denier recours. Il est de notoriété publique que les influences du milieu carcéral favorisent l’adoption d’un mode de vie criminel à long terme.

L’intention annoncée du gouvernement Harper de modifier le code criminel pour favoriser de façon systématique une approche plus punitive de la délinquance juvénile est non seulement une manière rétrograde d’envisager la chose mais porte à croire qu’un nombre supplémentaire de jeunes pourraient se retrouver derrière les barreaux

Nous voulons que nos jeunes même fautifs aient une chance de se reprendre, c’est pourquoi il faut dire non aux conservateurs et envoyer à Ottawa des députés capables de promouvoir une approche plus humaine et plus réaliste de ce genre de problème et ce au sein d’une équipe solide, créative et d’expérience. Une députée qui soit présente dans la circonscription, à l’écoute des électrices et électeurs.

Marcela Valdivia, Présente! Pensez-y ! le 14 c’est bientôt.


Qu'en pensez-vous?

  1. Antoine Beaubien dit :

    Enfin une politicienne qui parle avec expérience de ce dossier ! Comme quoi il peut-être utile d’avoir fait autre chose dans sa vie avant d’entrer en politique.

    Bonne chance Mme Valdivia !

  2. Richard dit :

    Au mieux les programmes sociaux peuvent aider certains jeunes. Au pire ils peuvent devenir une autre facon pour eux de prendre ce qui ne leur appartiens pas.

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