Un monde plus juste
À l’occasion des élections générales du 14 octobre, Marcela Valdivia brigue la circonscription d’Outremont sous les couleurs du Bloc québécois. Au programme de Mme Valdivia: respect de la Loi 101, logement abordable, culture et environnement.
«L’un de mes chevaux de bataille, c’est le respect de la Loi 101. Je souhaite étendre le français comme langue de travail aux entreprises de juridictions fédérales, notamment dans le domaine du transport, des banques et des entreprises de télécommunications. Pour ce faire, il faut apporter des modifications au Code du travail», confie Marcela Valdivia qui est avocate et médiatrice.
Militant au sein du BQ depuis une dizaine d’années, Mme Valdivia s’est engagée auprès du comité des communautés culturelles et la Commission sur la citoyenneté. Elle a été candidate en 2000 dans la circonscription Westmount-Ville-Marie.
La candidate du BQ a travaillé aux côtés de Me Michel Marchand du Tribunal pénal international du Rwanda (TPIR) et de Me Michel Boyer du Centre d’enseignement du Québec (CEQ) dans la poursuite contre l’ex-général Pinochet en représentant les victimes canadiennes de torture et de crimes contre l’humanité lors de la dictature au Chili.
Chilienne d’origine, elle réside au Québec depuis 1974. L’accès à des logements abordables apparaît comme une priorité pour la candidate. «Je trouve cela inacceptable que des gens vivent dans des taudis quand nous avons les deniers disponibles pour corriger la situation. Côte-des-Neiges et Parc-Extension font partie de la circonscription Outremont. On est en train d’en faire des ghettos. Au niveau du tissu social, une plus grande mixité est nécessaire et il faut investir dans des logements sociaux. C’est comme cela qu’on va grandir de façon harmonieuse», estime celle qui a déjà été chargée de cours en communications à l’UQAM.
Mme Valdivia pourfend le projet de Stephen Harper visant à durcir la législation sur les jeunes contrevenants. «C’est envoyer les jeunes à l’école du crime, cela va à l’encontre de toutes nos valeurs. Il y a moins de récidives quand on a une approche de réhabilitation plutôt que punitive.»
Elle déplore aussi l’abolition par le gouvernement Harper du programme de contestation judiciaire et les coupes dans le secteur culturel. «L’une de mes préoccupations, c’est la situation de la culture. Je trouve cela désolant de voir que le gouvernement Harper sabre dans la culture. C’est toute la relève qu’on met en péril. La situation des artistes est fondamentale pour moi, il faut les placer au centre de nos préoccupations. Une des propositions du Bloc, c’est l’étalement fiscal du revenu des artistes parce que leurs revenus ne sont souvent pas uniformes d’une année à l’autre.»
Pour cette avocate de profession, le Canada doit s’assurer d’agir dans le respect du droit international et de ses engagements sur la scène mondiale. «On ne respecte pas le Protocole de Kyoto. On ne peut pas faire de la partisanerie sur le dos de nos enfants et de ceux qui vont nous suivre», indique celle dont le fils fréquente le Collège Jean-de-Brébeuf.


